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Un bel article de journal

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Un bel article de journal

Message par abderrahmane 31 le Jeu 20 Juin - 12:59

Je conseille à mes amis du forum de lire l'article " Sauver l'éducation" écrit par un prof de maths au lycée Lotfi d'Oran.
               Vous le trouverez  à la page 14 du journal le Quotidien d'Oran d'aujourd'hui. C'est très intéressant  .Personnellement, je suis d'accord à 100 pour 100 avec son auteur , et, je pense que c'est à partir de cet article que nos penseurs de l'éducation doivent élaborer la, soi-disant, nouvelle réforme. Bonne lecture alors et partagez !

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Sauver l'Education en Algérie

Message par HBen-Admin le Jeu 20 Juin - 17:11

Fait inédit dans les annales du baccalauréat : pour s’insurger contre l’introduction de questions dont le sujet "n’a pas été révisé par certains candidats trompés par les réseaux sociaux", des milliers de candidats à cet examen décisif (filière lettres et philosophie) ont protesté, créant une anarchie ayant perturbé le déroulement des épreuves dans des centres d’examen de plusieurs wilayas. Alors que tous les médias, syndicalistes, administrations société civile se mobilisent pour dénoncer des cas de fraude au bac général, personne n’entend parler d’un autre Bac pour sauver le bac en Algérie.



Une tricherie générale a suivi ces actes de protestation. La manifestation de colère s’est faite dans certains cas «de façon très violente», qui dénoncent la fuite en avant de la tutelle. La question que se pose  tout le monde c'est comment et pourquoi on est arrivé à ce stade de tricherie générale, tout enseignant, parent d'élèves, élèves ou simple citoyen à qui vous poserai cette question rira et vous dira que cela a commencé depuis longtemps et que cette année n'est qu'un aboutissement car l'impunité et la fraude qui sont monnaies courantes au niveau de la société viennent d'atteindre l'éducation et le bac, seul examen encore crédible au niveau national.
Comment en sommes-nous arrivés là
La première raison est sans doute la démission des parents qui ne cherchent qu'à voir leurs enfants réussir quelque soit le prix. Après avoir accepté pour leur enfant un seul échec possible l'examen du baccalauréat et cela avec la complicité de tout le monde: administration, enseignants et tutelle les voilà aujourd'hui demandés plus ,ils demandent l'impunité pour la fraude et la souplesse lors de la cet examen. Le résultat s'est répercuté sur leurs enfants qui refusent aujourd'hui de ne pas pouvoir répondre à un sujet car après avoir fraudé depuis les trois années de leur cursus secondaire dans l'impunité ils sont arrivés à menacer leurs enseignants même à l'arme blanche pour frauder. La fraude est maintenant justifiable à tous les niveaux.
La deuxième raison est la tutelle qui a toujours faiblie devant tous les caprices des élèves d'abord en instaurant un seuil des programmes interminables et un choix de sujets non pédagogique. A ces derniers, la tutelle a dressé des lois comme le refus de l'exclusion de l'élève même si ce dernier est perturbateur, les conseil de discipline se font de plus en plus rare ou inexistant. A l'intérieur des établissements, nous voyons circuler tous les maux de la société tel que les cigarettes, les armes blanches, les drogues, des tenues vestimentaires non conformes avec la complicité des parents qui refusent tout reproche à leur enfant, les élèves circulent en écoutant de la musique même en classe et tout cela avec la bénédiction de l'administration et de la tutelle, la discipline a disparue car on a confisqué le devoir pédagogique à l'enseignant. Les enseignants n'ont plus les moyens de contrôler leurs élèves. Dans les établissements nous assistons à des classes sélectionnées où l'on trouve dans chaque établissement des classes dites classes de fils d'enseignants alors qu'en réalité on ne trouve pas uniquement des enfants de professeurs mais aussi ceux des notables villes et villages.
La troisième raison est liée aux cours particuliers. Un phénomène qui au lieu d'aider à développer l'éducation est devenu une gangrène à l'éducation, car mal exploité par l'élève lui- même et les parents. L'élève a beaucoup plus confiance aux cours particuliers non contrôlés qu'à son professeur à l'école et toujours avec la complicité du père. Je ne veux pas ici développer les méthodes  mesquines et les conditions de ces cours que tout le monde connait.
La quatrième raison est l'enseignant ; celui-ci est toujours accusé car c'est le noyau faible de l'éducation et sur qui tout repose. Si les résultats sont bons c'est grâce à l'administration s'ils sont mauvais c'est à cause de l'enseignant. Mais où commence et s'arrête sa responsabilité. Ces dernières années nous avons assisté à une ségrégation de classes et de professeurs ; donc certains profs héritent de classes difficiles d'autres non. Tout le monde vous dira qu'il est impossible de donner un enseignement correct à des classes de plus de 40 avec un niveau souvent faible ou moyen. Donc c'est dans des conditions désastreuses que l'enseignant exerce son métier sans aucune assistance. Aujourd'hui il est souvent insulté, agressé et malmené par des devoirs administratifs que la tutelle peut s'en passer. L'enseignant est lancé dans le bain sans aucune formation et le résultat s'est ressenti cette année avec l'augmentation de la violence dans l'éducation.
La cinquième raison est l'élève ; celui-ci a été éduqué à ne pas connaitre l'échec et pour réussir tous les moyens sont bons car il est issu d'une société où la corruption, la fraude et l'impunité sont des faits quotidiens. Alors comment peut-on inculquer à cet enfant les devoirs et les droits ? Pour les droits c'est devenu un champion mais en ce qui concerne les devoirs  il les refuse, il trouve comme excuse les représentants du peuple qui ne les appliquent pas et vivent dans l'impunité. Ainsi la tricherie générale du bac cette année en sera la preuve puisque l'impunité pourra être appliquée là aussi.
La sixième raison est la réforme de l'éducation appliquée sans aucune étude ni de moyens adéquat pour sa réussite comme des classes à moins de 25 élèves, des ordinateurs et des calculatrices programmables à chaque élève ; ajoutez à cela la non-formation des enseignants ainsi que le manque de moyens des enseignants pour leur permettre de s'acquitter correctement de leur fonction.
Aujourd'hui, la situation est compliquée et chacun doit se remettre en cause car nous sommes tous responsables au moins par notre silence. L'éducation crie au secours et c'est la moelle épinière de toutes les sociétés développées donc ne lésinons pas sur les moyens et investissons au moins une fois sur l'homme. L'une des premières priorités est de revoir et satisfaire les revendications légitimes sur le statut particulier de l'éducation.
La seconde priorité est celle de la réforme ainsi que celle du baccalauréat. La troisième c'est de rendre la pédagogie à l'enseignant seul apte à enseigner et éduquer. La quatrième est de refonder le système éducatif. La cinquième est de combattre l'impunité dans tout le pays.
Hakem Bachir professeur de mathématiques au lycée Colonel Lotfi d'Oran
 

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Re: Un bel article de journal

Message par HBen-Admin le Jeu 20 Juin - 17:29

En effet, c'est une réflexion fort opportune. De plus, bien que le texte souffre de quelques malencontreuses coquilles, je suis prêt à parier que le collègue Hakem a été prof de français dans une autre vie!Very Happy

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Re: Un bel article de journal

Message par HBen-Admin le Jeu 20 Juin - 18:10

Je crois, cependant, que cette contribution appelle un certain nombre de réflexions quant à son contenu.
Nous constatons que l'auteur prend, malheureusement, le problème à l'envers. En effet, au lieu de cristalliser les causes de la faillite de l'Éducation en Algérie, il ne fait qu'énumérer les conséquences que ces mêmes causes ont induites.
Un exemple:
L'ÉCOLE:
L'école est, qu'on le veuille ou non, la résultante de la politique suivie par le régime qui gouverne le pays depuis 50 ans. Il est de notoriété publique que l'engeance des tenants du pouvoir ne se voit pas imposer la médiocrité de l'éducation algérienne. A l'image de la santé, il font "éduquer et instruire" leurs enfants ailleurs. Ce qui rend l'urgence de faire de l'école algérienne, une école performante, une non-priorité. Cela s'applique de la même manière aux hôpitaux algériens.
LES PARENTS:
Les parents des élèves et étudiants actuels sont eux même le produit de l'école algérienne "réformée". Les parents d'élève des anciennes générations, non pervertis par ce système et par les valeurs corrompues de l'Algérie indépendante officielle, n'ont plus d'enfants sur les bancs de l'école depuis plusieurs dizaines d'années déjà.
LES ENSEIGNANTS ET LES ÉLÈVES:
Ils forment à la fois le produit et la victime du système. L'école, pervertie par un objectif plus politique que pédagogique, a formé des générations d'enseignants (et d'élèves) dans des schémas tordus et ces derniers ne peuvent que reproduire ces mêmes schémas tordus,... et tout le mépris de sois qui va avec : mépris de sa personne, de son entourage, de sa langue, de sa culture, de ses valeurs, de la sainteté de la terre de ses ancêtres à laquelle il préfèrent les horizons chimériques lointains, ...
Bon je préfère m’arrêter là...Smile

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Re: Un bel article de journal

Message par sellami kamel le Jeu 20 Juin - 18:45

Les faits sont là ,en voilà les conséquences de cet amalgame ,entre politique et pédagogique ,il est temps que l'école s'éloigne de tous les courants politiques ,ça se fait dans tous les pays qui se respectent ,pourquoi pas nous ?.....

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Re: Un bel article de journal

Message par abderrahmane 31 le Mar 25 Juin - 20:54

Voici un extrait du quotidien " Liberté "

L’école des cancres
Par : Omar Ouali
Le déroulement des épreuves du bac a été émaillé d’incidents, que les responsables de l’éducation ont tenté, comme d’habitude, de minimiser, de banaliser, à défaut de pouvoir les étouffer. Il est vrai qu’avec facebook, rien ne se cache, tout se sait. Et en temps réel. Merci les Ntic !
Ainsi donc, certains candidats ont trouvé que l’épreuve de mathématiques était  “trop forte” pour leurs flemmardes neurones. Puis d’autres, les littéraires en l’occurrence, en découvrant les questions de “philo”, sont carrément tombés en pâmoison. La cause : le sujet ne fait pas, semble-t-il, partie de la fameuse et non moins aberrante “aâtaba” (le seuil des cours dispensés pendant l’année), une des inventions pédagogiques de l’époque de Benbouzid.
Et, du coup, il y a des centres d’examen  où des candidats ont carrément quitté les salles pour se faire dicter des réponses dans la cour, par téléphone portable, pendant que d’autres, toute honte bue, “pompaient” les réponses sur leurs camarades. Le tout sous les regards abasourdis des  profs surveillants qui n’ont eu d’autre choix que d’accepter le fait accompli pour, au moins, échapper aux promesses de lynchage à la sortie des épreuves.
Dire que ce type d’agissements sont inacceptables, car c’est une violence contre l’éthique scolaire, c’est “la moindre des fois”, pour reprendre la formule consacrée. Mais faut-il pour autant s’en étonner ? Pas le moins du monde. Pour la simple raison qu’ils traduisent parfaitement la déliquescence, voire même la putréfaction de l’éducation qui n’a plus d’éducation que le nom. Et encore !
L’école algérienne de 2013, qu’on se le dise, est le lieu géométrique de l’ignorance crasse, de la violence, de l’inculture, de l’esprit irrationnel, de la triche, du copiage érigé en droit des élèves, de la vente des notes, du business des cours particuliers, du mépris de l’enseignant…
Autant d’indicateurs qui sont aux antipodes  d’une école digne, comme l’était cette même école algérienne qui avait produit de la matière grise dans les années soixante, soixante-dix, quatre-vingt.
Mais avec le “fawdha mental” (fondamental) de Chérif Kherroubi, suivi de quinze ans d’une réforme dévastatrice, version Benbouzid, avec en toile de fond une politique d’arabisation au pas de charge, loin de tout projet scientifique, fallait-il s’attendre à mieux ?
Mais en même temps, cette école, qui consomme annuellement le premier budget de la nation, pour fabriquer des cancres en série, ne saurait être isolée du reste des institutions du pays qui, toutes ensemble, ont produit, au final, une synergie de la faillite.

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Re: Un bel article de journal

Message par abderrahmane 31 le Mer 26 Juin - 14:21

On dirait que les gens de la presse s’intéressent à nos débats relatifs aux examens et à la vie de l'école, en voici la preuve parue dans le journal " le Quotidien d'Oran " Je remercie vivement l'auteur qui n'est qu'un collègue PES de Tizi-Ouzou:

Education : La défaillance est dans l'évaluation
par Amiar Abdenacer *
La violence observée dans nos établissements et au cours des épreuves du baccalauréat de cette année est due, à mon avis, essentiellement à la défaillance de l'évaluation pratiquée dans nos lycées.

En effet, les élèves sont souvent admis aux classes supérieures sans qu'ils aient eu le niveau requis. La défaillance est suscitée par des pratiques d'évaluation perverses. Depuis plusieurs années, la surveillance des épreuves des compositions et du baccalauréat est devenue un vrai cauchemar pour les professeurs qui souhaitent en être dispensés. Cette défaillance est accusée au niveau de tous les examens qui ont lieu durant l'année scolaire.

La note du contrôle continu est souvent attribuée subjectivement, c'est-à-dire qu'elle n'est pas basée sur des critères rationnels. Ainsi, la note attribuée est non seulement irréaliste mais elle ne profite pas à l'élève qui, en évaluation normale, fournirait un effort pour remonter sa note et, par conséquent, s'améliorerait. Alors qu'il serait intéressant d'évaluer l'assiduité de l'élève (Présence, ponctualité, concentration en classe, exécution des travaux proposés à la maison, détention du cahier et des affaires scolaires nécessaires, …), la tenue du cahier (Présentation et correction), la participation orale, etc.

Les devoirs surveillés se présentent souvent sous la forme d'un sujet unique proposé à raison de deux élèves par table. Dans cette situation, on ne peut empêcher un élève faible d'évoluer de la 1ère à la 3ème AS à l'ombre d'un camarade bon. Car, du côté de l'œil seulement, l'élève parasite est orienté par le travail de son camarade et peut même recopier carrément les bonnes réponses sans qu'on puisse l'on en empêcher. Alors qu'il faut, soit proposer, aux deux élèves de la même table, deux sujets différents aux difficultés voisines, soit faire subir l'examen à la classe à raison d'un élève par table. Cependant, pour opter pour cette deuxième manière de faire, il faut penser à dégager une après-midi libre au milieu de la semaine en rétablissant la semaine de cinq jours et demi.

Les sujets de composition de fin de trimestre sont souvent d'un niveau facile et la surveillance n'est pas prise très au sérieux. Il arrive même que des collègues permettent la tricherie parce que des comptes ne leurs sont pas demandés. Je pense d'abord que le niveau de difficulté des sujets de composition doit être légèrement au dessus de celui des bons élèves afin que tout enfant sache que la vie est pleine de défis imprévus et est un perpétuel combat à mener. Ensuite, il faut former tous les professeurs – surtout les nouvelles recrues – pour la surveillance et les avertir au maximum sur les rouages et les conséquences des tricheries. Enfin, il faut appliquer rigoureusement la réglementation existant: espacer régulièrement les tables; débarrasser les élèves de leurs cartables ou sacs et vérifier soigneusement les affaires et les brouillons qu'ils détiennent ; sanctionner sévèrement (zéro sur vingt) les tricheries écrites (transmission de documents) et les tricheries verbales (qui ne sont pas prises au sérieux).

Les décisions des conseils de classe en fin d'année ne sont pas respectées pour les élèves n'ayant pas obtenu la moyenne d'admission. Des notes sont gonflées au vu et au su de tout le monde et des élèves qui sont sensés être orientés vers la formation professionnelle sont repris. D'autres élèves orientés vers la vie professionnelle sont repris dans d'autres établissements où, des fois, ils sont même admis en classe supérieure, suite à l'intervention de leurs parents bien placés et à la complicité des chefs d'établissement. Alors qu'il faut prendre en considération l'évaluation effectuée par les huit – ou plus – professeurs qui ont évalué l'élève. Je crois qu'il est sage de penser qu'un élève qui ne réussit pas, dans les conditions normales, à obtenir la moyenne, deux années de suite dans le même niveau, qu'il a atteint ses limites supérieures et qu'il doit être orienté vers la formation professionnelle.

Là, il faut préciser qu'il est normal que des parents d'un pays sous-développé réagissent ainsi dans la mesure où ils n'ont pas l'objectivité nécessaire pour conduire leurs enfants seulement vers une responsabilité socioprofessionnelle qu'ils pourront assumer pleinement à l'avenir, mais l'Institution de l'Education est sensée imposer aux parents l'objectivité nécessaires pour les orienter vers des tâches qu'ils pourront exécuter sans faire de mal à la société. Je crois que le plus grand amour qu'on puisse donner à un enfant, c'est le conduire vers ses réalités et les responsabilités qu'il peut assumer pour qu'il puisse vivre sa liberté intérieure, sa santé mentale et son bonheur. Autrement, c'est l'aliénation mentale et la dérive vers le mal et la misère.

C'est l'Ecole qui doit créer les vraies valeurs, ce n'est pas la société qui doit imposer à l'Ecole de fausse valeurs. Il y a même des cadres de l'Education qui osent affirmer que des élèves «exclus» sont repris et ont réussit par la suite. Mais, moi, je crois que les sociétés fonctionnent au moyen de règles, pas au moyen d'exceptions.

Il faut savoir que cette dernière pratique est derrière de très nombreux problèmes gênant très sérieusement le fonctionnement de nos établissements : les élèves, qui n'ont pas le niveau de leurs classes et qui ressentent qu'ils n'ont rien à perdre en perturbant les cours et en enfreignant le règlement intérieur, peuvent freiner très sérieusement le travail et provoquer des dégâts considérables sur le mobilier et l'immobilier des établissements. Le sentiment d'infériorité de beaucoup d'élèves rescapés les oblige - règle de la nature oblige - à compenser par toutes les sortes d'actes «héroïques» (opposition insolentes aux éducateurs en général et donc ralentissement des cours, dégradation des salles de classe, et… perturbation des examens). Beaucoup de ces élèves s'enlisent dans plus de comportements pervertis et insensés, enrôlent d'autres élèves prédisposés et ouvrent les portes de tous les dépassements, notamment la violence au sein même de l'établissement.

Pour remédier à cette dépravation des établissements, il serait intéressant que notre Institution mette en place un fichier national de suivi de la scolarité de façon à ce qu'aucune intervention ne puisse remettre en cause les décisions des conseils de classe et ne pervertisse l'évaluation des enfants.

Je crois que si nous ne maîtrisions pas l'évaluation de nos élèves, aucune amélioration ne pourra être obtenue en optimisant les autres paramètres (Contenu des programmes, didactique, orientation scolaire, emploi du temps, …) influençant la réussite de notre système éducatif. J'espère que nos autorités ouvriront les yeux à ce sujet pour améliorer la situation de notre Ecole qui doit former des citoyens honnêtes et travailleurs et qui doit éduquer avant de former intellectuellement.

Que Dieu bénisse notre peuple de la confusion et lui ouvre les yeux pour son intérêt. Que Dieu bénisse l'Algérie.

* PES, Lycée Filles, AEH, Tizi Ouzou.

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Re: Un bel article de journal

Message par abderrahmane 31 le Jeu 27 Juin - 12:32

Voici un autre passage que j'ai relevé dans le "Quotidien d'Oran d'aujourd'hui " et que j'ai beaucoup apprécié :

Enjeux et turbulences diplomatiques
par Salim Metref
Il est bien loin le temps où le brillant et jeune énarque Laurent Fabius, alors Premier ministre français, allait acheter en pantoufles ses croissants tôt le matin chez son boulanger et se rendre ensuite aux réunions de Matignon au volant de sa 2 CV Charleston.

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Re: Un bel article de journal

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