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Drogues à l'école:

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Drogues à l'école:

Message par Invité le Dim 31 Mar - 23:40

Drogues à l'école:
Une étude parue au Québec en 1991 sur les habitudes de vie des élèves du secondaire et dont le questionnaire a été répondu par 5500 jeunes de 12 à 18 ans nous donne des informations fort intéressantes sur la consommation de psychotropes par ces derniers.

Ainsi, 80 % de ces adolescents sont des non-fumeurs et 44,5 % ne consomment ni alcool, ni drogue. (Dans ce texte, le mot drogue désigne les psychotropes tels la marijuana, le haschich, la cocaïne, etc...). Un adolescent sur deux qui a déjà fumé la cigarette et deux sur trois qui ont essayé de la drogue n'ont pas continué. Cependant lorsqu'il aura consommé de l'alcool, il continue beaucoup plus probablement de le faire.

Les auteurs remarquent qu'entre le secondaire 3 et 5, plus de la moitié consomment de l'alcool, le plus souvent 1 à 2 fois par mois, alors que la majorité ne consomme pas en secondaire 1 et 2. Fumer une cigarette est le fait de 11 % des élèves du secondaire 1 et de 26 % en secondaire 5, et en moyenne moins de 26 cigarettes par semaine. Quant aux psychotropes, généralement de la marijuana et du haschich, 5 % des adolescents du secondaire 1 en ont consommé, ce taux augmentant d'environ 5 % par passage d'une classe à l'autre pour atteindre 30 % en secondaire 5. Ils s'y adonnent avec des amis, la fin de semaine, et surtout pour le plaisir.

Y a-t-il une différence entre les élèves de sexe féminin et masculin ? Les premières sont plus nombreuses à fumer des cigarettes et à essayer de la drogue. Cependant leur consommation est plus modérée. Elles fument moins de cigarettes, prennent de l'alcool plus occasionnellement et sont moins nombreuses à boire seules. Leur consommation actuelle d'autres psychotropes est à peu près semblable à celle des garçons.

Quoiqu'il soit difficile d'évaluer le pourcentage de jeunes qui atteignent le seuil dit de "consommation abusive" de psychotropes, l'étude nous informe que : 16 % de ces jeunes présentent un des comportements suivants : se soûler fréquemment, boire lorsqu'ils sont seuls, consommer de la drogue. Les habitudes de se soûler et de boire seuls sont plus fréquentes chez les jeunes qui boivent au moins 1 fois par semaine. De plus, les amateurs de drogues sont plus nombreux à présenter ces deux habitudes. Enfin, le quart de ces 16 % rapportent des aspects problématiques dans leur vie personnelle, scolaire et familiale.

Les jeunes qui ont des habitudes plus abusives rapportent les aspects suivants : peu d'encouragements de la part des parents, relation parents-enfants moins positive, un bien-être personnel moins satisfaisant, la perception d'une vie plus stressante et le sentiment d'être moins heureux. Leur expérience scolaire est plus problématique, ils ont de nombreuses absences injustifiées et des résultats scolaires en dessous de la moyenne. Ils consacrent moins de temps à leurs travaux scolaires et ont des aspirations scolaires moins élevées.

Ceux qui ont pensé ou fait une tentative de suicide sont plus nombreux à consommer de l'alcool plus fréquemment, à se soûler, à boire seuls et à consommer de la drogue. Les relations entre la pensée suicidaire, la tentative de suicide et les habitudes de consommation font que les aspects de la vie personnelle, scolaire et familiale du jeune qui pense au suicide recoupent ceux des jeunes qui consomment de l'alcool ou de la drogue de façon "plus abusive".

Les meilleurs pronostics de la consommation "plus abusive" d'alcool ou de drogue sont les proportions plus importantes de pairs qui consomment et la fréquence élevée d'absences injustifiées à l'école. Alors que les meilleurs pronostics de la pensée suicidaire sont le bien-être personnel moins satisfaisant, le sentiment d'être malheureux, les problèmes de relations avec les parents et la proportion plus grande de pairs qui consomment de la drogue.

Cette étude esquisse aussi les conséquences de la consommation à l'adolescence. Ainsi, les effets immédiats ressentis par les jeunes sont de quatre ordres : 64% se sentent joyeux, heureux et euphoriques, 19% se sentent calmes et détendus ; 12% rapportent ces deux effets simultanément : enfin, 5% se sentent déprimés ou agressifs : ces derniers en ont les prédispositions avant leur consommation.

À moyen et long terme, l'étude relève les conséquences suivantes :
Des aspirations scolaires plus limitées ;
Moins d'encouragement de l'entourage à la poursuite des études;
Une moins grande implication dans les activités para-scolaires (culturelles et sportives) ;
Une moins grande implication sociale et sportive, en général ;
Moins d'implication au niveau du travail du soir et de fin de semaine (ces activités ne sont pas assez payantes pour subvenir aux besoins de consommation).

L'étude montre aussi que ces conséquences sont proportionnelles à la consommation c'est-à-dire qu'elles sont d'autant plus prononcées que la consommation est lourde.
Que pouvons-nous conclure de cet amas de statistiques et des conséquences prévisibles ?

Tout parent, tout éducateur a un devoir de vigilance. Que veut nous dire cet adolescent qui tend à la consommation abusive ? Quel est le message qu'il nous lance ? «J'ai des difficultés, ma vie n'est pas aussi belle que vous le croyez. J'ai besoin d'un support, d'une direction, d'un modèle, même si je ne suis pas toujours capable de le dire, même si parfois je prends des moyens inusités, peu conformistes à vos yeux». C'est un peu cela, le monde de l'adolescence, les extrêmes dans leurs paroles, leurs actions, à des niveaux différents. Ne pourrait-on pas être présent, être vigilant, s'interroger sur notre agir et surtout réagir aux messages lancés par nos adolescents ? Car notre bien-être et le leur sont aussi à ce prix.

Rédaction : Jean-Yves Cloutier, intervenant en toxicomanie CENTRE L'ÉTAPE (1999)

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