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Où sont les vraies femmes (Hrayer) d’antan ?:

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Où sont les vraies femmes (Hrayer) d’antan ?:

Message par Invité le Mar 15 Avr - 17:26

Je me souviens, étant petit, à l’âge de l’école primaire, quand je rentrais de l’école à midi, je ne trouvais pas le diner préparé, alors je m’adressais à ma mère : « Maman ! Pourquoi n’as tu pas préparé le déjeuner ? Au moins une soupe ou une ratatouille pour déglutir les morceaux de galette (Kesra ou Matlou3) ». « Mon fils, répondit ma mère, aujourd’hui je suis allé avec ta grand-mère chez le marchand de laine et nous avons acheté cette laine que tu vois là-bas ».
Durant la quinzaine de jours qui suivait l’acquisition de la laine, nous n’avions pas droit au déjeuner complet : contentez vous de la galette pour vous rassasier »
Maman , ma grand-mère et ma sœur ainée passaient des journées entières à traiter le tas de laine brute qui occupait un espace assez important de la cours de la maison et nous priver ainsi d’un espace de jeu .
D’abord, extraire manuellement les crottes de brebis et les fleurs sèches de chardon collées à la laine, et rendre la laine, toute la laine, morceau par morceau, plus tendre, et l’écharper comme tirer de l’élastique, par des gestes de main appliquées.
Au quatrième jour, elles ramassaient la laine dans des grands sacs de toile, et ma grand-mère avait pour mission le lavage de la laine à la source. Je l’accompagnais, et durant la demi-journée que je passais avec elle, je ne faisais que contempler le travail ardu de ma grand-mère accroupie sur un bord de la séguia, et récupérer les petits bouts qui s’échappaient dans le cours.
Ensuite, les femmes de chez moi passaient à une autre étape du traitement, le cardage ou le peignage, la laine est démêlée à l’aide des cardes (Kardache : peignes à pointes d’acier, qui dans un mouvement de va-et-vient forment des boudins prêts à être filés). Et s’en suivit le filage à l’aide d’un rouet (Maghzel), sur les mollets nus ; elles filaient la laine pour tordre le fil et l’enrouler.
A l’avant dernière étape, ma grand-mère emportait la laine chez le teinturier (Sebbagh) qui tenait une modeste chambre dans la grande écurie (Couri) du centre ville où il exécutait son métier.
Si cette étape de teinture n’était pas dans l’ordre du jour des femmes, nous saurions, nous les petits qu’il s’agirait d’un « Hawli », couverture blanche de laine, Hawli de l’arabe Hawl veut dire « Année », car dans chaque maison un hawli est tissé une fois par an, ou d’un « Barnous », Burnous : manteau blanc de laine à capuchon.
Si par contre, la laine remportée de chez le teinturier est marron ; nous devinerions tout de suite qu’il s’agirait d’une « Kachabia », qui couvre mieux le corps quand il fait froid.
Si, la laine est multicolore, il s’agirait surement d’un « Hanbal », couverture lourde qui fait « immunité » au grand froid dans les habitations.
La dernière étape consistait au montage du métier à tisser (Mensedj) qui dure presque une journée et avec la participation de quelques voisines (Touiza) et on avait ce jour la droit à des crêpes (Ghrayef) bien chaudes.
Quand j’entrais dans d’autres maisons de la famille, je trouvais des femmes derrière le métier à tisser entrain de tisser, et tasser la laine avec une peigne en acier doté de poignée en bois (Yazila) et je me disais : C’est comme chez moi !
Où sont les vraies femmes (Hrayer) d’antan ? Je me pose la question aujourd’hui.

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