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Cendrillon, d’après Charles PERRAULT.

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Cendrillon, d’après Charles PERRAULT.

Message par Ghost le Dim 5 Jan - 23:44

Cendrillon, d’après Charles PERRAULT.

1-Cendrillon à la maison.
            Il était une fois un gentil homme qui épousa, en secondes noces, une femme, la plus hautaine et la plus fière qu’on eut jamais vue. Elle avait deux filles de son humeur, et qui lui ressemblaient en toutes choses. Le mari avait, de côté, une jeune fille, mais d’une douceur et d’une bonté sans exemple ; elle tenait cela de sa mère, qui était la meilleure personne du monde.
Les noces ne furent pas plus tôt faites que la belle-mère fit éclater sa mauvaise humeur… Elle chargea la jeune fille des plus viles occupations de la maison : c’était elle qui nettoyait la vaisselle, qui frottait la chambre de Madame et celles de Mesdemoiselles ses sœurs étaient dans des chambres parquetées, ou elles avaient des lits a ma mode et des miroirs ou elles se voyaient depuis les pieds jusqu'à la tête. La pauvre fille soufrait tout avec patience.
Lorsqu’elle avait fait son ouvrage,elle allait se mettre au coin de la cheminée et s’asseoir dans les cendres, ce qui faisait qu’on l’appelait, dans le logis, Cendrillon. Cependant Cendrillon, avec ses méchants habits, était cent fois plus belle que ses sœurs, quoique vêtues magnifiquement.
           Il arriva que le fils du roi donna un bal. Nos deux demoiselles y furent invitées, car elles faisaient grande figure dans le pays. Les voilà bien aises et bien occupées à choisir les habits et les coiffures qui leur iront le mieux. Nouvelle peine pour Cendrillon, car c’était elle qui repassait le linge de ses sœurs.
 
Les mots :
1-gentilhomme : homme de race noble. 2-hautain : orgueilleux méprisant envers les inférieures. 3-vil : de peu de valeur.
Remarquez que les travaux du ménage n’ont rien de vil : c’était la belle-mère qui les considérait comme grossiers et méprisables, pour humilier Cendrillon.
Les idées :
Cendrillon est traitée en servante de la maison, et on la charge des besognes les plus grossières. Mais elle est d’une patience, d’une douceur, d’une bonté sans exemples, -et, avec ses méchants habits, elle est cent fois plus belle que ses sœurs.
Tant de beauté et tant de bonté chez une humble fille méritent le bonheur : tel est le conte que vous allez lire.
 
 
2- Le carrosse de Cendrillon.
            On ne parlait que de la manière dont on s’habillerait.
« Moi, dit l’aînée, je n’aurai que ma jupe ordinaire, mais, en revanche, je mettrai mon manteau à fleurs d’or et ma chaîne de diamants… »
-Moi, dit la cadette, je n’aurai que ma jupe ordinaire, mais en revanche, je mettrai mon manteau à fleurs d’or et ma chaîne de diamants… »
            Elles appelèrent Cendrillon pour lui demander son avis, car elle avait le goût bon. Cendrillon les conseilla le mieux du monde, et s’offrit même à les coiffer ; ce qu’elles voulurent bien.
            Lorsqu’elles furent parties, Cendrillon se mit à pleurer. Sa marraine, qui était fée, accourut et lui demanda ce qu’elle avait : « Je voudrais bien… Je voudrais bien… »
            Elle pleurait si fort qu’elle ne put achever.
Sa marraine lui, dit : « Tu voudrais bien aller au bal, n’est-ce pas ? –Hélas ! oui, dit Cendrillon en soupirant. –Eh bien ! dit sa marraine, je t’y ferai aller. »
            Elle la mena dans sa chambre, et lui dit : «  Va dans le jardin et apporte-moi une citrouille. »
La fée creusa la citrouille et, n’ayant laissé que l’écorce, la frappa de sa baguette, et la citrouille fut aussitôt changée en un beau carrosse tout doré.
            Ensuite la fée  alla regarder dans la souricière où elle trouva six souris toutes en vie. A chaque souris qui sortait, elle donnait un coup de sa baguette, et la souris était aussitôt changée en un beau cheval ; ce qui fit un bel attelage de six chevaux.
Cendrillon apporta la ratière où il y avait trois gros rats. La fée en prit un d’entre les trois à cause de sa maîtresse barbe, et, l’ayant touché, le changea en un gros cocher, qui avait un des plus belles moustaches qu’on ait jamais vues.
            Ensuite, elle dit à Cendrillon : « Va dans le jardin, tu y trouveras six lézards derrière l’arrosoir. Apporte-les-moi.  » Et elle les changea en six laquais, qui montèrent aussitôt derrière le carrosse, avec leurs habits chamarrés.
 
Les mots :
1-en revanche : pour faire compensation /2-chamarés : chargés de galons et d’ornements
Les idées :
 1-une première scène : la préparation des toilettes : la vanité et la dureté de cœur des deux sœurs qui étalent leurs toilettes et leur joie devant la pauvre Cendrillon ; la bonté de Cendrillon qui les conseille et qui les coiffe. / 2-une scène fort amusante : l’intervention de la fée ; le carrosse ; les chevaux ; les laquais.
 
3-Cendrillon au bal.
            La fée dit alors à Cendrillon : « Eh bien ! Voilà de quoi aller au bal ; n’es-tu pas bien aise ? »
-Oui, mais est-ce que j’irai comme cela, avec mes vilains habits ? »
            Sa marraine ne fit que la toucher avec sa baguette, et aussitôt ses pauvres vêtements furent changés en des habits d’or et d’argent, chamarrés de pierreries ; elle lui donna en suite une paire de pantoufles des vair, les plus jolis du  monde.
            Quand Cendrillon fut ainsi parée, elle monta en carrosse ; mais sa marraine lui recommanda, par-dessus tout de ne pas dépasser minuit, l’avertissant que, si elle demeurerait au bal un moment de plus, son carrosse redeviendrait citrouille, ses chevaux des souris, son cocher un rat, ses laquais des lézards, et que ses habits reprendraient leur première forme.
Elle promit à sa marraine qu’elle ne manquerait pas de sortir du bal avant minuit. Elle partit, ne se sentant pas de joie.
Le fils du roi, averti qu’il venait d’arriver une belle princesse qu’on ne connaissait point, courut la recevoir. Il lui donna la main à la descente du carrosse et la mena dans la salle où était la compagnie.
Il se fit alors un grand silence, on cessa de danser ; les violons ne jouèrent plus, tant on était attentif à contempler les grandes beautés de cette inconnue. On n’entendait qu’un bruit de voix : « Ah ! qu’elle est belle !... »
Le fils du roi la prit pour la mener danser. Elle dansa avec tant de grâce qu’on l’admira encore davantage. Cendrillon entendit sonner onze heure troisquarts ; elle fit aussitôt une grande révérence à la compagnie et s’en alla le plus vite qu’elle put.
Le lendemain, les deux sœurs allèrent au bal, et Cendrillon aussi, mais encore plus parée que la première foi. Le fils du roi fut toujours auprès d’elle. La jeune demoiselle ne s’ennuyait point et oublia ce que sa marraine lui avait recommandé ; elle se leva et n’enfuit aussi légèrement qu’aurait fait une biche. Le prince la suivit, mais il ne put l’attraper. Elle laissa tomber une de ses pantoufles de vair, qu’il ramassa bien soigneusement.
 
Les mots :
1- vair : fourrure blanche et grise.2-parée : embellie par des ornements.3-révérence : mouvement du corps pour saluer avec respect.
Les idées : des scènes gracieuses et amusantes. 1-les beaux habits et les pantoufles de Cendrillon ; la dernière recommandation de la marraine. 2-l’arrivée de Cendrillon au bal ; l’émotion de l’assistance. 3-Cendrillon au bal le lendemain ; le fils du roi ; qu’oublie-elle ? pourquoi ? sa fuite…


4-Cendrillon et le fils du roi
Cendrillon arriva chez elle,bien essoufflée, sans carrosse, sans laquais, et avec ses méchants habits ; rien ne lui était resté de sa magnificence, qu’une de ses petites pantoufles, la pareille de celle qu’elle avait laissé tomber.
  Peu de jours après, le fils du roi fit publier, à son de trompe, qu’il épouserait celle dont le pied serait juste à la pantoufle. On commença à l’essayer aux princesses, ensuite aux duchesses et à toute la cour, mais inutilement. On l’apporta chez les deux sœurs qui firent tout leur possible pour faire entrer leur pied dans la pantoufle, mais elles ne purent en venir à bout.
 Cendrillon qui les regardait, et qui reconnut sa pantoufle, dit en riant : « Que je voie si elle pourrait m’aller ? »
  Ses sœurs se mirent à rire et à se moquer d’elle. Le gentilhomme qui faisait l’essai de pantoufle, ayant regardé attentivement Cendrillon et la trouvant fort belle, dit que cela était très juste et qu’il avait ordre de l’essayer à toutes les filles ; il fit asseoir Cendrillon, et, approchant la pantoufle, il vit que le petit pied y entrait sens peine.
  L’étonnement des deux sœurs fut grand, mais plus grand encore quand Cendrillon tire de sa poche l’autre pantoufle, Quelle mit à son pied. Là-dessus arriva la marraine, qui, ayant donné un coup de baguette sur les habits de Cendrillon, les fit devenir encore plus magnifiques que tous les autres.
  Alors les deux sœurs la reconnurent pour la belle personne qu’elles avaient vue au bal. Elles des jetèrent à ses pieds pour lui demander pardon de tous les mauvais traitements qu’elles lui avaient fait souffrir. Cendrillon les releva et leur dit, en les embrassant, qu’elle leur pardonnait de bon cœur, et qu’elle les priait de l’aimer bien toujours.
Peu de jours après, le prince l’épousa.
           

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Re: Cendrillon, d’après Charles PERRAULT.

Message par adouma le Lun 6 Jan - 11:11

Merci infiniment,vous faites preuve de beaucoup de générosité ! 

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Re: Cendrillon, d’après Charles PERRAULT.

Message par sellami kamel le Ven 4 Avr - 20:54

très ,très  beau  document ,merci  ,notre  ami  Ghost........

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Re: Cendrillon, d’après Charles PERRAULT.

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