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Moralité/ Fable

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Moralité/ Fable

Message par Ghost le Dim 22 Jan - 23:10

Moralités /// FABLES
1-On a toujours besoin d'un plus petit que soi. Ou encore : en aidant quelqu'un il, sans contre partie,un jour , il nous le rendre /(Le lion et le rat) (La colombe et La fourmi)
2-C'est double plaisir de tromper le trompeur. /(Le coq et le renard)
3-Il ne se faut jamais moquer des misérables :Car qui peut s'assurer d'être toujours heureux ?/ (Le lièvre et la perdrix)
4-Mieux vaut savoir se contenter de ce qu'on a./ (Le loup et le chien maigre)
5-Deux sûretés valent mieux qu'une. /(Le loup, la chèvre et le chevreau)
6-De tout inconnu, le sage se méfie. /(Le renard, le loup et le cheval)
7-Toute puissance est faible, à moins que d'être unie. /(Le vieillard et ses enfants)
8- La raison du plus fort est toujours la meilleure. / (Le loup et l'agneau)




Sur proposition d'un collègue, nous voudrions ajouter cette interprétation de la fable " La Colombe et la Fourmi" :
"en aidant quelqu'un il, sans contre partie,un jour , il nous le rendre"
Merci Anonymous.


Dernière édition par Ghost le Jeu 24 Jan - 17:14, édité 1 fois (Raison : Ajout d'interprétation.)

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Re: Moralité/ Fable

Message par GFZN Mme Médjani le Jeu 28 Juin - 12:07

Quand on vit une amitié sincère, chaque jour devient "EXTRAORDINAIRE"!
L'amitié est comme un jardin, il faut le cultiver pour y faire pousser de belles fleurs...
Les vrais amis ne sont jamais acquis par chance, ce sont toujours des cadeaux de Dieu.
Il ne faut pas mésestimer les amis, mais il ne faut pas les surestimer non plus... De cette manière votre amitié ne sera jamais déçue.
Les petits cadeaux entretiennent l'amitié mais ils ne doivent pas l'acheter.
L'ami véritable n'est pas celui qui essuie nos larmes, mais celui qui nous empêche d'en verser.
La tolérance et la compréhension sont le nerf de l'amitié.
Lorsqu'on cesse de consacrer du temps à ses vrais amis, on perd son équilibre.
Si vous connaissez un ami qui ne vous accepte pas tel que vous êtes, c'est qu'il n'est pas votre ami.
C'est dans les moments difficiles qu'on reconnaît ses vrais amis.
On est son meilleur ami comme son pire ennemi.
Sur 20 amis, 19 disent du mal de vous et le dernier qui en dit du bien le dit mal.
La moitié d'un ami c'est la moitié d'un traitre.
Ne pas se confier à quelqu'un c'est se préserver d'une quelconque trahison mais c'est peut-être aussi passer à côté d'une certaine amitié.
Un ami, c'est celui qui voit clair en vous, et qui continue à apprécier le spectacle.



Dernière édition par GFZN Mme Médjani le Dim 15 Juil - 9:52, édité 1 fois

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Re: Moralité/ Fable

Message par HBen-Admin le Ven 29 Juin - 12:41

J'en ajouterais une si vous le permettez Mme Medjani...
L'ami ce n'est pas celui qui est avec vous quand vous avez raison, c'est celui qui est avec vous même quand vous avez tort!cheers

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Re: Moralité/ Fable

Message par Invité le Mar 14 Aoû - 16:08

La richesse ce n’est avoir de l’argent mais avoir des amis en bétons

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Re: Moralité/ Fable

Message par sellami kamel le Jeu 11 Avr - 21:25

Apprenez que tout flatteur vit aux d�pens de celui qui l'�coute
Le Corbeau et le Renard(I,2)

Tout bourgeois veut b�tir comme les grands seigneurs
Tout prince a des ambassadeurs,
tout marquis veut avoir des pages.
La Grenouille qui se veut faire aussi grosse que le Boeuf (I,3)
On se voit d'un autre oeil qu'on ne voit son prochain
La Besace (I,7)

Nous n'�coutons d'instincts que ceux qui sont les n�tres,
Et ne croyons le mal que quand il est venu
L'Hirondelle et les petits Oiseaux (I,Cool

La raison du plus fort est toujours la meilleure
Le Loup et l'Agneau (I,10)

Le tr�pas vient tout gu�rir;
Mais ne bougeons d'o� nous sommes:
Plut�t souffrir que mourir,
C'est la devise des hommes.
La Mort et le B�cheron (I,16)

A l'oeuvre on connait l'artisan
Les Frelons et les Mouches � Miel (I,21)

Les d�licats sont malheureux
Rien ne saurait les satisfaire.
Contre ceux qui ont le go�t difficile.(II,1)

On voit que de tout temps
Les petits ont p�ti des sottises des grands.
Les deux Taureaux et une Grenouille.(II,4)

Plusieurs se sont trouv�s qui, d'�charpe changeants,
Aux dangers ainsi qu'elle, ont souvent fait la figue.
Le sage dit, selon les gens,
"Vive le roi! vive la ligue!"
La Chauve-Souris et les deux Belettes (II,5)

Ce qu'on donne aux m�chants, toujours on le regrette.
Pour tirer d'eux ce qu'on leur pr�te,
Il faut que l'on en vienne aux coups;
Il faut plaider, il faut combattre.
Laissez-leur un pied chez vous,
Ils en auront bient�t pris quatre.
La Lice et sa compagne (II,7)

Quelle chose par l� nous peut �tre enseign�e?
J'en vois deux dont l'une est qu'entre nos ennemis
Les plus � craindre sont souvent les plus petits;
L'autre, qu'aux grands p�rils tel a pu se soustraire,
Qui p�rit pour la moindre affaire.
Le Lion et le Moucheron (II,9)

Il faut, autant qu'on peut obliger tout le monde
On a souvent besoin d'un plus petit que soi
Le Lion et le Rat (II,11)

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage
Le Lion et le Rat (II,11)

Il n'est, je le vois bien, si poltron sur la terre
Qui ne puisse trouver un plus poltron que soi.
Le Li�vre et les Grenouilles (II,14)

C'est double plaisir de tromper le trompeu
rLe Coq et le Renard (II,15)

Il faut se mesurer; la cons�quence est nette:
Mal prend aux volereaux de faire les voleurs.
L'exemple est un dangereux leurre:
Tous les mangeurs de gens ne sont pas grands seigneurs;
O� la gu�pe a pass�, le moucheron demeure.
Le Corbeau voulant imiter l'Aigle (II,16)

Quant � vous, suivez Mars, ou l'Amour, ou le Prince;
Allez, venez, courez; demeurez en province;
Prenez femme, abbaye, emploi, gouvernement:
Les gens en parleront, n'en doutez nullement."
Le Meunier son fils et l'Ane (III,1)

En toute chose il faut consid�rer la fin
Le Renard et le Bouc (III,5)

Nous pouvons conclure de l�
Qu'il faut faire aux m�chants guerre continuelle.
La paix est fort bonne de soi;
J'en conviens; mais de quoi sert-elle
Avec des ennemis sans foi?
Le Loup et les Brebis (III,13)

L'expression "Le coup de pied de l'�ne" vient de la fable
Le Lion devenu vieux (III,14)

La M�fiance est m�re de la s�ret�
Le Chat et un vieux Rat (III,18)

Amour, Amour, quand tu nous tins,
On peut bien dire: "Adieu prudence"
Le Lion amoureux (IV,1)

Petits princes, videz vos d�bats entre vous;
De recourir aux rois vous seriez de grands fous.
Il ne les faut jamais engager dans vos guerres,
Ni les faire entrer sur vos terres.
Le Jardinier et son Seigneur (IV,4)


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Re: Moralité/ Fable

Message par sellami kamel le Jeu 11 Avr - 21:26

Ne for�ons point notre talent,
Nous ne ferions rien avec gr�ce:
Jamais un lourdaud, quoi qu'il fasse,
Ne saurait passer pour galant.
L'�ne et le petit Chien (IV,5)

Une t�te empanach�e
N'est pas petit embarras.
Le trop superbe �quipage
Peut souvent en un passage
Causer du retardement.
Les petits, en toute affaire,
Esquivent fort ais�ment:
Les grands ne le peuvent faire
Le combat des Rats et des Belettes (IV,6)

De telles gens il est beaucoup
Qui prendraient Vaugirard pour Rome,
Et qui, caquetants au plus dru,
Parlent de tout et n'ont rien vu.
Le Singe et le Dauphin (IV,7)

Malheureux, grossiers et stupides;
On n'en peut rien tirer avecque le b�ton.
Plus je te remplissais, plus mes mains �taient vides:
J'ai bien fait de changer de ton.
L'Homme et l'Idole de bois (IV,Cool

La ruse la mieux ourdie
Peut nuire � son inventeur;
Et souvent la perfidie
Retourne sur son auteur.
La Grenouille et le Rat (IV,11)

Quel que soit le plaisir que cause la vengeance,
C'est l'acheter trop cher que l'acheter d'un bien
Sans qui les autres ne font rien.
Le Cheval s'�tant veng� du Cerf (IV,13)

Deux s�ret�s valent mieux qu'une,
Et le trop en cela ne fut jamais perdu.
Le Loup, la Ch�vre et le Chevreau (IV,15)

Toute puissance est faible, � moins que d'�tre unie:
Le Vieillard et ses enfants (IV,19)

L'usage seulement fait la possession.
L'Avare qui a perdu son tr�sor (IV,20)

Ne point mentir, �tre content du sien,
C'est le plus s�r : cependant on s'occupe
A dire faux pour attraper du bien .
Le B�cheron et Mercure (V,1)

Ne nous associons qu'avecque nos �gaux,
Ou bien il nous faudra craindre
Le destin d'un de ces pots .
Le Pot de terre et le Pot de fer (V,2)

Petit poisson deviendra grand
Pourvu que Dieu lui pr�te vie;
Mais le l�cher en attendant,
Je tiens pour moi que c'est folie.
Le petit Poisson et le P�cheur (V,3)

Un Tiens vaut, ce dit-on, mieux que deux Tu l'auras;
L'un est s�r, l'autre ne l'est pas.
Le petit Poisson et le P�cheur (V,3)

Travaillez, prenez de la peine:
C'est le fonds qui manque le moins.
Le Laboureur et ses Enfants (V,9)

L'avarice perd tout en voulant tout gagner
La Poule aux oeufs d'or (V,13)

Belle le�on pour les gens chiches !
Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus,
Qui du soir au matin sont pauvres devenus,
Pour vouloir trop t�t �tre riches !
La Poule aux oeufs d'or (V,13)

Ceci s'adresse � vous, esprits du dernier ordre,
Qui, n'�tant bons � rien, cherchez sur tout � mordre.
Vous vous tourmentez vainement.
Croyez-vous que vos dents impriment leurs outrages
Sur tant de beaux ouvrages ?
Ils sont pour vous d'airain, d'acier, de diamant .
Le Serpent et la Lime (V,16)

Il ne se faut jamais moquer des mis�rables,
Car qui peut s'assurer d'�tre toujours heureux ?
Le Li�vre et la Perdrix (V,17)

Il n'est rien inutile aux personnes de sens
Le Lion s'en allant en guerre (V,19)

Il m'a dit qu'il ne faut jamais
Vendre la peau de l'ours qu'on ne l'ait mis par terre.
L'Ours et les deux Compagnons (V,20)

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Re: Moralité/ Fable

Message par sellami kamel le Jeu 11 Avr - 21:27

La vraie �preuve du courage
N'est que dans le danger que l'on touche du doigt,
Tel le cherchait, dit-il, qui, changeant de langage,
S'enfuit aussit�t qu'il le voit.
Le Lion et le Chasseur (VI,2)

Plus fait douceur que violence
Ph�bus et Bor�e (VI,3)

Concluons que la Providence
Sait ce qu'il nous faut mieux que nous
Jupiter et le M�tayer (VI,4)

Garde-toi, tant que tu vivras,
de juger les gens sur la mine
Le Cochet, le Chat et le Souriceau (VI,5)

Quand le malheur ne serait bon
Qu'� mettre un sot � la raison,
Toujours serait-ce � juste cause
Qu'on le dit bon � quelque chose.
Le Mulet se vantant de sa g�n�alogie (VI,7)

Nous faisons cas du beau, nous m�prisons l'utile
Le Cerf se voyant dans l'eau (VI,9)

Rien ne sert de courir, il faut partir � point
Le Li�vre et la Tortue (VI,10)

Tous gens sont ainsi faits :
Notre condition jamais ne nous contente;
La pire est toujours la pr�sente;
Nous fatiguons le ciel � force de placets.
Qu'� chacun Jupiter accorde sa requ�te,
Nous lui romprons encor la t�te.
L'Ane et ses Maitres (VI,11)

Il est bon d'�tre charitable :
Mais envers qui ? c'est l� le point.
Quant aux ingrats, il n'en est point
Qui ne meure enfin mis�rable.
Le Villageois et le Serpent (VI,13)

Les injustices des pervers
Servent souvent d'excuse aux n�tres.
Telle est la loi de l'univers :
Si tu veux qu'on t'�pargne, �pargne aussi les autres .
L'Oiseleur, l'Autour et l'Alouette (VI,15)

En ce monde il se faut l'un l'autre secourir :
Si ton voisin vient � mourir,
C'est sur toi que le fardeau tombe.
Le Cheval et l'Ane (VI,16)

Chacun se trompe ici-bas :
On voit courir apr�s l'ombre
Tant de fous qu'on n'en sait pas
La plupart du temps le nombre.
Le Chien qui l�che sa proie pour l'ombre (VI,17)

Aide-toi, le ciel t'aidera
Le Chartier embourb� (VI,18)

C'est folie
De compter sur dix ans de vie.
Soyons bien buvants, bien mangeants :
Nous devons � la mort de trois l'un en dix ans.(*)(*) Un homme sur trois est vou� � la mort dans les 10 ans qui viennent (Note JMB)
Le Charlatan (VI,19)

Selon que vous serez puissant ou mis�rable
Les jugements de cour vous rendrontblanc ou noir
Les animaux malades de la peste (VII,1)

Ne soyons pas si difficiles:
Les plus accomodants, ce sont les plus habiles;
On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
Gardez-vous de rien d�daigner,
Surtout quand vous avez � peu pr�s votre compte.
Bien des gens y sont pris.
Le H�ron (VII,4)

Ne soyez � la cour, si vous voulez y plaire,
Ni fade adulateur, ni parleur trop sinc�re,
Et t�chez quelquefois de r�pondre en Normand.
La cour du Lion (VII,7)

Tenez toujours divis�s les m�chants:
La suret� du reste de la terre
D�pend de l�. Semez entre eux la guerre,
Ou vous n'aurez avec eux nulle paix.
Les Vautours et les Pigeons (VII,Cool

Ainsi certaines gens, faisant les empress�s,
S'introduisent dans les affaires:
Ils font partout les n�cessaires,
Et, partout importuns, devraient �tre chass�s.
Le Coche et la Mouche (VII,9)

Tout vainqueur insolent � sa perte travaille.
D�fions-nous du sort, et prenons garde � nous
La fortune se pla�t � faire de ces coups:
Apr�s le gain d'une bataille.
Les deux Coqs (VII,13)

Le bien nous le faisons, le mal c'est la fortune;
On a toujours raison, le destin toujours tort.
L'Ingratitude et l'Injustice des Hommes envers la Fortune (VII,14)

La Mort ne surprend point le sage;
Il est toujours pr�t � partir,
S'�tant su lui-m�me avertir
Du temps o� l'on se doit r�soudre � ce passage.

La Mort et le Mourant (VIII,1)

D�fendez-vous par la grandeur,
All�guez la beaut�, la vertu, la jeunesse:
La Mort ravit tout sans pudeur;
La Mort et le Mourant (VIII,1)

Le plus semblable aux morts meurt le plus � regret
La Mort et le Mourant (VIII,1)

Messieurs les courtisans, cessez de vous d�truire;
Faites, si vous pouvez, votre cour sans vous nuire.
Le mal se rend chez vous au quadruple du bien.
Les daubeurs ont leur tour d'une ou d'autre mani�re:
Vous �tes dans une carri�re
O� l'on ne se pardonne rien.
Le Lion, le Loup et le Renard (VIII,3)

Le monde est vieux, dit-on: je le crois; cependant
Il le faut amuser encor comme un enfant.
Le pouvoir des Fables (VIII,4)

Rien ne p�se tant qu'un secret:
Le porter loin est difficile aux dames;
Et je sais m�me sur ce fait
Bon nombre d'hommes qui sont femmes.
Les Femmes et le secret (VIII,6)

Nous n'avons pas les yeux � l'�preuve des belles,
Ni les mains � celle de l'or:
Peu de gens gardent un tr�sor
Avec des soins assez fid�les.
Le Chien qui porte au cou le d�n� de son Ma�tre (VIII,7)

Si quelque scrupuleux, par des raisons frivoles,
Veut d�fendre l'argent et dit le moindre mot,
On lui fait voir qu'il est un sot.
Il n'a pas de peine � se rendre:
C'est bient�t le premier � prendre.
Le Chien qui porte au cou le d�n� de son Ma�tre (VIII,7)

Tel est pris qui croyait prendre
Le Rat et l'Huitre (VIII,9)

Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami;
mieux vaudrait un sage ennemi.
L'Ours et l'Amateur des jardins (VIII,10)

Qu'un ami v�ritable est une douce chose!
Il cherche vos besoins au fond de votre coeur;
Il vous �pargne la pudeur
De les lui d�couvrir lui m�me:
Un songe, un rien, tout lui fait peur
Quand il s'agit de ce qu'il aime.
Les deux Amis (VIII,11

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Re: Moralité/ Fable

Message par sellami kamel le Jeu 11 Avr - 21:28

Quand le mal est certain,
La plainte ni la peur ne changent le destin;
Et le moins pr�voyant est toujours le plus sage.
Le Cochon, la Ch�vre et le Mouton (VIII,12)


Amusez les rois par des songes;
Flattez-les, payez-les d'agr�ables mensonges:
Quelque indignation dont leur coeur soit rempli,
Ils goberont l'app�t; vous serez leur ami.
Les Obs�ques de la Lionne (VIII,14)

Se croire un personnage est fort commun en France:
On y fait l'homme d'importance,
Et l'on n'est souvent qu'un bourgeois.
C'est proprement le mal fran�ois:
La sotte vanit� nous est particuli�re.
Le Rat et l'El�phant (VIII,15)

On rencontre sa destin�e
Souvent par des chemins qu'on prend pour l'�viter
L'Horoscope (VIII,16)

Il se faut entr'aider, c'est la loi de nature
L'Ane et le Chien (VIII,17)

.../...tout compt�, mieux vaut, en bonne foi,
S'abandonner � quelque puissant roi,
Que s'appuyer de plusieurs petits princes.
Le Bassa et le Marchand (VIII,18)

Laissez dire les sots, le savoir a son prix
L'Avantage de la Science (VIII,19)

Les gens sans bruit sont dangereux
Il n'en est pas ainsi des autres.
Le Torrent et la Rivi�re (VIII,23)

Les vertus devraient �tre soeurs
Ainsi que les vices sont fr�res.
D�s que l'un de ceux-ci s'empare de nos coeurs,
Tous viennent � la file, il ne s'en manque gu�res.
Les deux Chiens et l'Ane mort (VIII,25)

Quand l'absurde est outr�, l'on lui fait trop d'honneur
De vouloir par raison combattre son erreur:
Ench�rir est plus court, sans s'�chauffer la bile.
Le D�positaire infid�le (IX,1)

Amants, heureux amants, voulez-vous voyager?
Que ce soit aux rives prochaines.
Soyez-vous l'un � l'autre un monde toujours beau,
Toujours divers, toujours nouveau;
Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste.
Les deux Pigeons (IX,2)

Ce n'est pas sur l'habit
Que la diversit� me pla�t; c'est dans l'esprit:
L'une fournit toujours des choses agr�ables;
L'autre, en moins d'un moment, lasse les regardants.
Oh! que de grands seigneurs au l�opard semblables,
N'ont que l'habit pour tous talents!
Le Singe et le L�opard (IX,3)

Chacun tourne en r�alit�s,
Autant qu'il peut, ses propres songes:
L'homme est de glace aux v�rit�s;
Il est de feu pour les mensonges.
Le Statuaire et la statue de Jupiter (IX,6)

Tout d�battu, tout bien pes�,
Les �mes des souris et les �mes des belles
Sont tr�s diff�rentes entre elles;
Il en faut revenir toujours � son destin,
C'est � dire � la loi par le ciel �tablie:
Parlez au diable, parlez � la magie,
Vous ne d�tournerez nul �tre de sa fin.
La Souris m�tamorphos�e en Fille (IX,7)

Jamais aupr�s des fous ne te mets � port�e:
Je ne te puis donner un plus sage conseil.
Il n'est enseignement pareil
A celui-l� de fuir une t�te �vent�e.
On en voit souvent dans les cours:
Le prince y prend plaisir; car ils donnent toujours
Quelque trait aux fripons, aux sots, aux ridicules.
Le Fou qui vend la sagesse (IX,Cool

Mettez ce qu'il en co�te � plaider aujourd'hui;
Comptez ce qu'il en reste � beaucoup de familles,
Vous verrez que Perrin tire l'argent � lui,
Et ne laisse aux plaideurs que le sac et les quilles.
L'Hu�tre et les Plaideurs (IX,9)

De tous les animaux, l'homme a le plus de pente
A se porter dedans l'exc�s.
Il faudrait faire le proc�s
Aux petits comme aux grands. Il n'est �me vivante
Qui ne pr�che en ceci. Rien de trop est un point
Dont on parle sans cesse, et qu'on n'observe point.
Rien de trop (IX,11)

Le trop d'exp�dients peut g�ter une affaire:
On perd du temps au choix, on tente, on veut tout faire.
N'en ayons qu'un, mais qu'il soit bon.
Le Chat et le Renard (IX,14)

L'avare rarement finit ses jours sans pleurs,
Il a le moins de part au tr�sor qu'il enserre,
Th�saurisant pour les voleurs,
Pour ses parents ou pour la terre.
Le Tr�sor et les deux Hommes (IX,15)

Aussi ne le sont pas la plupart de ces princes
Qui, flatt�s d'un pareil emploi,
Vont s'�chauder en des provinces
Pour le profit de quelque roi.
Le Singe et le Chat (IX,16)

Ventre affam� n'a point d'oreilles
Le Milan et le Rossignol (IX,17)

Haranguez de m�chants soldats:
Ils promettent de faire rage;
Mais, au moindre danger, adieu tout le courage;
Votre exemple et vos cris ne les retiendront pas.
Le Berger et son troupeau (IX,18)

On en use ainsi chez les grands:
La raison les offense, ils se mettent en t�te
Que tout est n� pour eux, quadrup�des et gens
Et serpents.
Si quelqu'un desserre les dents,
C'est un sot. -J'en conviens: mais que faut-il?
- Parler de loin ou bien se taire.
L'Homme et la Couleuvre (X,1)

Imprudence, babil, et sotte vanit�,
Et vaine curiosit�,
Ont ensemble �troit parentage.
Ce sont enfants tous d'un lignage.
La Tortue et les deux Canards (X,2)

Qu'importe qui vous mange? Homme ou loup, toute panse
Me para�t une � cet �gard;
Un jour plus t�t, un jour plus tard,
Ce n'est pas grande diff�rence.
Les Poissons et le Cormoran (X,3)

Il n'est pas malais� de tromper un trompeur
L'Enfouisseur et son comp�re (X,4)

Jupin pour chaque �tat mit deux tables au monde:
L'adroit, le vigilant, et le fort sont assis
A la premi�re; et les petits
Mangent leur reste � la seconde.
L'Araign�e et l'Hirondelle (X,6)

O vous, pasteurs d'humains et non pas de brebis,
Rois, qui croyez gagner par raisons les esprits
D'une multitude �trang�re,
Ce n'est jamais par l� que l'on en vient � bout.
Il y faut une autre mani�re:
Servez-vous de vos rets; la puissance fait tout.
Les Poissons et le Berger qui joue de la Fl�te (X,10)

L'absence est aussi bien un rem�de � la haine
Qu'un appareil contre l'amour.
Les deux Perroquets, le Roi et son Fils (X,11)

Aucun chemin de fleurs ne conduit � la gloire
Les deux Aventuriers et le Talisman (X,13)

Fortune aveugle suit aveugle hardiesse.
Le sage quelquefois fait bien d'ex�cuter
Avant que de donner le temps � la sagesse
D'envisager le fait, et sans la consulter.
Les deux Aventuriers et le Talisman (X,13)

Toi donc, qui que tu sois, � p�re de famille
(Et je ne t'ai jamais envi� cet honneur),
T'attendre aux yeux d'autrui quand tu dors, c'est erreur.
Couche-toi le dernier, et vois fermer ta porte.
Que si quelque affaire t'importe,
Ne la fais point par procureur.
Le Fermier, le Chein et le Renard (XI,3)

Quand le moment viendra d'aller trouver les morts,
J'aurai v�cu sans soin, et mourrai sans remords.
Le Songe d'un habitant du Mogol (XI,4)

L'amour-propre, au rebours, fait qu'au degr� supr�me
On porte ses pareils; car c'est un bon moyen
De s'�lever aussi soi-m�me.
De tout ce que dessus j'argumente tr�s bien
Qu'ici-bas maint talent n'est que pure grimace,
Cabale, et certain art de se faire valoir,
Mieux su des ignorants que des gens de savoir
Le Lion, le Singe et les deux Anes (XI,5)

Il ne faut jamais dire aux gens:
" Ecoutez un bon mot, oyez une merveille."
Savez-vous si les �coutants
En feront une estime � la v�tre pareille?
Les Souris et le Chat-huant (XI,9)

La jeunesse se flatte, et croit tout obtenir
La vieillesse est impitoyable
Le vieux Chat et la jeune Souris (XII,5)

Il en co�te � qui vous r�clame,
M�decins du corps et de l'�me!
O temps! � moeurs! j'ai beau crier,
Tout le monde se fait payer
Le Cerf malade (XII,6)

Voil� le train du monde et de ses sectateurs:
On s'y sert du bienfait contre les bienfaiteurs.
Je suis las d'en parler.
Mais que de doux ombrages
Soient expos�s � ces outrages,
Qui ne se plaindrait l�-dessus!
H�las! j'ai beau crier et me rendre incommode,
L'ingratitude et les abus
N'en seront pas moins � la mode.
La For�t et le B�cheron (XII,16)

... de tout inconnu le sage se m�fie
Le Renard, le Loup et le Cheval (XII,17)

Le trop d'attention qu'on a pour le danger
Fait le plus souvent qu'on y tombe.
Le Renard et les Poulets d'Inde (XII,18)

sellami kamel
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Re: Moralité/ Fable

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